Rez-de-chaussée du musée
Andrea Doria et les galères génoises
Conservé pendant des années au Palazzo Bianco, le tableau représente Andrea Doria comme un homme d’âge mûr ; dans l’ensemble, un portrait « jeune » si on le compare à d’autres portraits contemporains, qui mettent plutôt en valeur l’âge vénérable auquel il est mort : 94 ans. En plus d’être extraordinairement longue pour un homme de son époque, la vie d’Andrea Doria fut très aventureuse. Orphelin dès son plus jeune âge, il choisit la carrière militaire et fut capitaine de fortune au service des nobles et des rois de la moitié de l’Europe. Son « chef-d’œuvre » politique fut l’alliance avec l’Espagne de Charles Quint, grâce à laquelle il chassa les Français de Gênes ; avec la réputation de « père de la patrie », il détenait fermement le pouvoir – réel sinon institutionnel – jusqu’à sa mort, survenue en 1560. Andrea est également passé à la postérité comme « paladin de la chrétienté » : la lutte contre les pirates barbaresques – menée avec ses galères dont il était capitaine et armateur – fut le leitmotiv de sa vie, même si elle fut ponctuée de compromis et d’ambiguïtés.
